mardi 26 mai 2020

Connaissances et attitudes des étudiants en médecine en fin de cycle vis-à-vis du cancer, Constantine, 2017


Lakehal A, Naidja S, Khalfi S, Hammouda M, Chaib M, Nezzal L.
Service d’Epidémiologie et de Médecine Préventive, Registre de Cancer de la wilaya de Constantine, CHU  Ben Baddis Constantine.
Faculté de Médecine de Constantine, Université Salah Boubnider Constantine 3.

E-mail : abdelhak.lakehal@univ-constantine3.dz

 

RÉSUMÉ :
Le cancer constitue un problème de santé publique en Algérie. Le médecin généraliste joue un rôle axial dans la prise en charge des patients atteints de cancer. La qualité de celle-ci exige de lui un capital de connaissances théoriques et une bonne formation pratique à la base. Durant sa formation médicale, il n’existe pas un module dédié à la cancérologie générale (enseignement dilué dans d’autres modules cliniques) et aucun stage pratique n’est assuré au niveau des Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC). L’objectif était d’évaluer le niveau des connaissances et les attitudes vis-à-vis du cancer, des étudiants en médecine en fin de cycle (internes) de la Faculté de Constantine. Nous avons réalisé une enquête CAP (connaissances, attitude et pratique) auprès des internes en stage pratique dans des établissements hospitalo-universitaires de Constantine à l’aide d’un questionnaire anonyme, auto-administré et comprenant 5 rubriques : identification, connaissances sur l’épidémiologie des cancers en Algérie et la prévention (primaire et secondaire), image du cancer et les taches du médecin généraliste, et enfin leurs avis sur la formation. Le taux de participation était de 86,4 % sur un total de 508 enquêtés, avec un sex-ratio (H/F) de 1/4 et un âge moyen de 24,7 ± 0,7 ans. Les deux tiers des enquêtés ne connaissaient pas le registre de cancer, et 68% d’entre eux ignoraient que le risque de cancer en Algérie est moins élevé qu’en occident. Entre 62 et 89% des étudiants pensent que le généraliste doit intervenir dans la prévention primaire, le dépistage et le diagnostic ; Contre moins de 14% qui voient qu’il a un rôle dans le suivi (prise en charge des effets indésirables et complications). La majorité (80 %) était pour l’intégration d’un module de cancérologie générale dans le cursus et 62% pour un stage pratique au CLCC. En conclusion: L’enseignement de la cancérologie ciblant les étudiants en médecine s’avère insuffisant et mérite d’être priorisé, renforcé et mieux structuré.
Mots clés : Tumeur, Connaissances, Attitudes et pratiques en santé, Formation médicale.



ABSTRACT: CANCER KNOWLEDGE AND ATTITUDES AMONG MEDICAL STUDENTS AT THE END OF THEIR CURRICULUM, FACULTY OF MEDICINE OF CONSTANTINE, 2017.
Cancer is a public health problem in Algeria. The general practitioner plays an axial role in the care of patients with cancer. Quality requires good theoretical and practical training. During his medical training, there is no module dedicated to general oncology (teaching diluted in other clinical teaching modules) and no practical training is provided at the level of cancer centers. The objective was to assess the level of knowledge and attitudes of medical students at the end of their curriculum (interns) at the faculty of Constantine. KAP survey (knowledge, attitude and practice) was performed with interns practicing in hospitals and universities in Constantine using an anonymous and self-administered questionnaire. It included 5 sections: identification, knowledge on the epidemiology of cancers in Algeria and prevention (primary and secondary), image of cancer and the tasks of the general practitioner, and finally their opinions on their training. Total respondents were 508 (response rate = 86.4%), sex ratio (H/F) = 1/4 and average age = 24,7 +/- 0,7 years. Two-thirds of the respondents did not know the cancer registry. Sixty-eight percent were unaware that the risk of cancer in Algeria is lower than in developed countries. Between 62% and 89% of students think that the generalist must intervene in primary prevention, screening and diagnosis while less than 14% see it has a role in monitoring (management of adverse effects and complications). The majority of students(80%) were for the integration of a general oncology module in the curriculum and 62% for a practical internship in the cancer center. Conclusion : teaching of oncology provided to medical students is insufficient and deserves to be prioritized, strengthened and better structured.
Key words: Neoplasm, Health knowledge, Attitudes, Practice, Medical training.